maître d'ouvrage : SERM Montpellier
programme : lotissement d’activité, règlement et cahiers des charges
étendue : 12 hectares, 30 lots
mission : dossier lotissement d’activité
période d’étude : 2004-2005
coût de la mission : 43 379 € HT
Troisième principe : économie et continuité des maillages
Les voies sont limitées au minimum. En particulier, les voies publiques sont limitées aux axes principaux d’accès et au maillage avec les voies existantes.
Le tracé des voies nouvelles constitue un maillage avec les voies et chemins existants, et anticipe sur un maillage futur à l’échelle de tout le secteur.
Ce maillage s’entend à certains endroits pour les voies d’accès des véhicules, mais aussi pour les cheminements dédiés aux piétons et aux cycles.
La hiérarchie des voies, définie ci-après dans le règlement, permet une bonne lisibilité du quartier à l’échelle territoriale : comme cela a été le cas depuis l’implantation des voies romaines, toutes les voies ne peuvent être équivalentes si l’on souhaite que le repérage fonctionne bien, que l’économie soit respectée, mais aussi que les capacités de connexion et de croissance soient préservées.
Quatrième principe : mixité des usages et qualité de l’environnement de travail.
Les exigences en matière d’évolution des conditions de travail et celles des plans de Déplacement Urbains imposent une nouvelle conception des services associés aux activités. Ainsi, la zone d’activité n’est pas strictement monofonctionnelle, mais accueille en son sein des équipements et services, limités en importance mais centraux et bien insérés dans le paysage. La nature précise de ces équipements et services n’est pas prédéfinie.
Cinquième principe : assainissement en surface, économie des sols.
Les dispositifs d’aménagement des profils en travers des voies correspondent à une économie de moyen qui va très concrètement dans le sens de la qualité paysagère et du « développement durable » :
Qualité paysagère : le lotissement s’insère dans un environnement urbain encore très marqué par les cultures. Encore très proches, de vastes champs et vignobles sont pérennes et constitueront encore longtemps une part non négligeable de l’environnement général. Le caractère des voies est donc « hybride », et se rapproche plus de la route que de la rue : pas de bordures en ressaut, profil monopente, fossés...
La totalité de l’assainissement eaux pluviales est effectué en surface, selon un réseau de fossés, de noues et de bassins. Le bassin de rétention est conçu comme un espace paysager planté, étendu et emblématique du cœur du lotissement.
photo aérienne, Lotissement d’activité Jean Mermoz
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La friche IBM : un lotissement témoin de la démarche territoriale
Le plan de lotissement élaboré pour la SERM représente ce qui pourrait être, à une autre échelle, la concrétisation des principes d’urbanisation des pôles d’activité pour le secteur. A titre d’exemple, on citera ici les cinq principes régulateurs :
Premier principe : délimitation des aires aménagées, rapport au grand paysage
Le bâti, mais aussi l’ensemble des aménagements au sol sont regroupés sur chaque îlot du maillage dans les limites strictes de surfaces rectangulaires nommées « plateformes ». Cette configuration nouvelle a pour objet une meilleure répartition des surfaces aménagées, et la préservation de véritables espaces végétaux, libres de toute influence : hors des plates-formes, point de haies, de parkings ou d’édicules techniques.
Les raisons de cette configuration sont fondées sur le constat qu’aujourd’hui, la perception souvent très négative des zones d’activités dans le paysage urbain est autant liée à l’organisation chaotique et difficilement coordonnée de l’espace situé entre les voies et les bâtiments qu’à l’architecture même des édifices. Le dispositif de plate-forme mis en place dans le présent règlement empêche d’entourer un bâtiment d’aires de services et de stationnement, localise ces éléments à l’intérieur de la plate-forme, et « présente » l’édifice sur au moins une façade vers l’espace public ou la voie de desserte, sans autre intermédiaire que les plantations paysagères.
Sur la périphérie du lotissement, ouverte pour une part sur des horizons encore préservés, ce dispositif constitue une bonification du grand paysage environnant.
Second principe : un seul paysage
Pour donner une amplitude aux intervalles entre les plateformes, les parties paysagées privées comme les parties paysagées publiques sont considérées comme un seul paysage continu. La question de la clôture étant localisée sur la limite de la plateforme, on cherche à gommer la rupture entre les plantations de bord de voie et celles qui, à l’intérieur des parcelles, forment le cadre végétal des plateformes.
La nature de la gestion ou de l’investissement des parties de ce paysage unitaire pourra varier, mais les essences plantées, la stratification et la densité des plantations seront homogènes.
Lotissement d’activité Jean Mermoz

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croquis perspectif, Lotissement d’activité Jean Mermoz
illustration © Obras architectes

plan d'implentation, Lotissement d’activité Jean Mermoz
plateformes aménagées dans un seul grand paysage

équipe : Antonio morales linares

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